La violence des jeunes est un problème de plus en plus prégnant.

La délinquance des très jeunes est un sujet complexe et multifacette, ce que nous pouvons constater sur ces problèmes récurrents.

Augmentation de la violence : Il y a une augmentation notable de la forme que prend cette violence : plus de violences verbales, plus de violences physiques et même plus « d’auto-agressivité », c’est-à-dire de tentatives de suicide, de mutilations, de scarifications, de troubles du comportement alimentaire.

Violence sur les réseaux sociaux : On constate une montée en puissance de la violence sur les réseaux sociaux qui n’est vue par personne1. Le passage à l’acte violent n’est finalement que la suite, presque logique, d’une impunité en ligne.

Perte de contrôle de l’autorité parentale : Très souvent, ces violences sont liées à une perte de contrôle de l’autorité parentale. Les enfants qui passent à l’acte de manière très violente sont généralement dans une situation familiale défaillante.

Réactions gouvernementales : Les récentes annonces gouvernementales en réaction à l’accumulation sur quelques jours de faits particulièrement dramatiques mettant en cause des adolescents ont pu dérouter par leur contenu.

Chiffres de la délinquance juvénile : Après avoir sensiblement cru quantitativement et relativement depuis 1980 et s’être avérée bien plus souvent violente, il est acquis que le chiffre des mineurs mis en cause par les services de police et de gendarmerie ne cesse de diminuer depuis plus de dix ans en France.

Le développement intellectuel des jeunes.

Le développement intellectuel des adolescents est un processus complexe qui se déroule en plusieurs étapes. Voici un résumé des informations que j’ai trouvées :

Début de l’adolescence : Cette phase est marquée par la métamorphose physique des premiers signes pubertaires, le développement des capacités d’abstraction, de raisonnement hypothético-déductif sur le plan cognitif et, sur le plan psychologique, par le début du processus de séparation/individuation.

Mi-adolescence : Cette étape est caractérisée par la mise en place des dernières étapes pubertaires et la poursuite de la croissance, l’apparition de la capacité à manipuler des concepts théoriques et de l’intérêt pour les questions fondamentales (sens de la vie…) et, sur le plan psychologique, par le tiraillement entre des mouvements contradictoires et des comportements d’expérimentation et de prise de risque.

Fin de l’adolescence : Cette période est marquée par la fin de la croissance staturale, par la capacité à mener un raisonnement jusqu’à son terme, par l’intérêt pour le raisonnement intellectuel et sociétal et par la stabilisation identitaire et des capacités relationnelles.

Autour de 15-16 ans, les adolescents accèdent au stade des opérations formelles (Jean Piaget) : capacités d’émettre des hypothèses sur des hypothèses et d’accéder à l’abstraction. Ils commencent également à identifier des domaines d’intérêt ainsi que leurs forces et faiblesses relatives.

Le rôle des parents

Les parents jouent un rôle crucial dans le développement intellectuel de leurs enfants, et notamment :

Stimulation cognitive : Les parents ont le pouvoir de stimuler l’éveil intellectuel de leurs enfants à maison. En exposant les enfants à un éventail d’activités et de diverses expériences dès leur plus jeune âge, en éveillant leur curiosité et leur créativité, et en cultivant leur concentration et leur persévérance, ils contribuent de manière significative à leur développement intellectuel.

Soutien scolaire : Les parents jouent également un rôle clé dans l’accompagnement de l’apprentissage scolaire de l’enfant. Ils offrent le soutien nécessaire pour aider l’enfant à faire ses devoirs et à préparer ses examens.

Développement de l’intelligence émotionnelle : Les parents sont des modèles pour leurs enfants dans le domaine émotionnel. Par leur comportement, ils apprennent à leurs enfants à comprendre, à exprimer et à gérer leurs émotions.

Interactions parent-enfant : Les interactions entre l’enfant et ses parents sont essentielles pour le développement cognitif de l’enfant. Les enfants dont la mère interagit davantage pendant le jeu, par exemple en faisant un casse-tête, réussissent mieux, au fil du temps, que les autres enfants.

Influence sur les résultats d’apprentissage : Les parents peuvent influer sur les résultats d’apprentissage de leurs enfants dès leur plus jeune âge, en les stimulant sur le plan cognitif, en leur inculquant de bonnes habitudes au niveau alimentaire, et en les entourant de l’amour et de l’affection dont ils ont besoin pour se développer sur le plan intellectuel.

Participation à l’éducation : Des recherches montrent que lorsque les parents participent à l’éducation de leurs enfants, ces derniers sont plus engagés dans leur travail scolaire, restent plus longtemps à l’école et obtiennent de meilleurs résultats d’apprentissage.

Le rôle de l’enseignement.

L’enseignement public joue un rôle essentiel dans la société en appuyant sur les points suivants :

Transmission et acquisition de connaissances : Les écoles, collèges, lycées et établissements d’enseignement supérieur sont chargés de transmettre et de faire acquérir des connaissances et des méthodes de travail.

Égalité et mixité : Ils contribuent à favoriser la mixité et l’égalité entre les hommes et les femmes, notamment en matière d’orientation.

Éducation civique : Ils concourent à l’éducation à la responsabilité civique, y compris dans l’utilisation d’internet et des services de communication au public en ligne, et participent à la prévention de la délinquance.

Respect des droits de la personne : Ils assurent une formation à la connaissance et au respect des droits de la personne ainsi qu’à la compréhension des situations concrètes qui y portent atteinte.

Adaptation aux évolutions : Ils dispensent une formation adaptée dans ses contenus et ses méthodes aux évolutions économiques, sociales et culturelles du pays et de son environnement européen et international.

Laïcité : Le principe de laïcité en matière religieuse est au fondement du système éducatif français depuis la fin du XIXe siècle.

Gratuité : Le principe de gratuité de l’enseignement primaire public a été posé dès la fin du XIXe siècle par la loi du 16 juin 1881.

Neutralité : L’enseignement public est neutre : la neutralité philosophique et politique s’impose aux enseignants et aux élèves.

L’enseignement public en France coexiste avec des établissements privés, soumis au contrôle de l’État et pouvant bénéficier de son aide.

Comment résoudre ou amoindrir ces problèmes ?

En se référant à ce que nous venons de constater, il faut agir sur 3 axes en même temps.

  • Les parents doivent reprendre le contrôle de leurs enfants, tant sur le plan moral, le plan affectif que sur le contrôle des études. Ils sont, conjointement, responsables des « dérapages » de leurs enfants. S’il le faut, ils seront responsables pénalement. Les familles « éclatées » ne sont pas une excuse, chacun des parents doit être impliqué.
  • L’Education nationale ne doit pas craindre d’imposer sa discipline en classe. Aucune des matières enseignées ne doit être passée sous silence pour des raisons religieuses, la culture française est un tout, les autres cultures existent mais ne font pas partie de l’enseignement français.
  • L’état ne doit pas se voiler la face enfin admettre ce problème et agir en conséquence. Pour cela il faut surmonter les blocages idéologiques.

La lutte contre la délinquance des très jeunes devrait être un enjeu majeur pour l’État.

Dans un premier temps, il faut déjà que les lois soient appliquées. Rien ne sert de voter de nouvelles lois quand le problème à déjà été traité.

Il faudrait que certaines mesures soient prises, telles que :

Réintroduction de la comparution immédiate : Le gouvernement envisage de réintroduire la comparution immédiate pour les jeunes de plus de 16 ans, notamment dans les cas de violence aggravée et de récidive. Avec des sanctions immédiates.

L’exécution effectives des peines courtes : Les sanctions sont déjà rendues en fonction des difficultés du système carcéral, alors si en plus elles ne sont pas exécutées, comment peuvent elle servie d’exemple.

Atténuation de l’excuse de minorité : Le Premier ministre a ouvert le débat sur des atténuations à l’excuse de minorité, qui permet aux mineurs d’être sanctionnés deux fois moins sévèrement par la justice qu’un majeur.

Responsabilisation des parents : Il a également été proposé de sanctionner les parents démissionnaires, notamment les pères, pour responsabiliser les familles à l’égard de l’obligation scolaire. Même si cette implication passe par des sanctions financières comme la suppression des allocations

Prévention primaire : Il est nécessaire de réinvestir dans la prévention primaire à destination des très jeunes pour prendre le mal à la racine.

Développement de l’autonomie de réflexion des jeunes : Il est important de développer l’autonomie de réflexion des jeunes pour les aider à faire des choix éclairés.

Renforcement de l’autorité parentale : Il a été proposé de renforcer l’autorité parentale et de favoriser l’intégration.

Rechercher de nouvelles formes de sanctions : Il est évident que dans beaucoup de cas la prison n’est pas une solution efficace et ses effets peuvent être plutôt négatifs, il faut donc être plus créatif en ce domaine. Il existe de nombreuses actions qui souvent sont très onéreuses. Il faut chercher des sanctions rapides comme la création de stage de réinsertion dans l’armée.

Ces mesures doivent être mises en œuvre de manière équilibrée et respectueuse des droits des mineurs. De plus, elles nécessitent des moyens dédiés et des éducateurs spécialisés pour être efficaces.