L’école n’est plus un sanctuaire.
L’école devrait être un sanctuaire où nos chères têtes blondes (ou brunes, ou rousses, ne soyons pas sectaires) devraient apprendre à lire, à écrire, à compter… et accessoirement à réfléchir par elles-mêmes. Pourtant, il semble que ce noble idéal soit en train de se faire voler la vedette par une drôle d’intrusion, celle d’une guerre de religion qui ne dit pas son nom. Oui, mesdames et messieurs, nous sommes les victimes d’une invasion culturelle, d’un sabotage éducatif en règle, orchestré de par des forces insoupçonnées : les islamistes, qui tentent de saboter notre civilisation en s’attaquant directement au contenu de l’éducation de nos enfants. Bienvenue dans le nouveau champ de bataille : la salle de classe !
Une Nouvelle Inquisition : quand les parents s’emmêlent
Imaginez un peu la scène. Un professeur se prépare à donner un cours d’histoire, prêt à enflammer l’imagination des élèves avec les récits épiques de la Révolution française, ou à explorer les mystères de l’évolution dans un cours de biologie. Mais soudain, l’inattendu se produit : une armée de parents élèves musulmans, l’air grave et le front plissé, débarque dans son bureau, exigent l’interdiction pure et simple de certaines matières. « Pas question que mon enfant apprenne ça ! » s’insurgent-ils. Le pauvre enseignant, pris entre le marteau et l’enclume, se retrouve à devoir jongler avec des exigences qui n’ont rien à voir avec le programme scolaire qu’il est censé suivre.
Mais la vraie surprise, c’est que, dans certains cas, les professeurs eux-mêmes se censurent. Oui, vous avez bien entendu. Par crainte de représailles, pour éviter les vagues ou simplement par lassitude, certains enseignants préfèrent ne plus enseigner certaines matières de base, celles qui, pourtant, sont indispensables à la formation de l’esprit critique. La laïcité ? La théorie de l’évolution ? La littérature classique ? Oubliez tout ça, on ne veut pas de problèmes, merci bien. On se cantonnera à des sujets plus « consensuels »… mais qui, soyons honnêtes, risquent de laisser nos enfants aussi éveillés qu’une moule en pleine sieste.
L’Éducation Nationale, pas très nationale
Et là, une question se pose : mais où est passée l’Éducation Nationale dans tout ça ? Ah, l’Éducation Nationale, ce grand édifice censé garantir une instruction publique, laïque et gratuite pour tous. Sauf que, manifestement, elle a perdu quelques boulons en route. La loi est pourtant claire : les programmes scolaires dépendent de l’Éducation Nationale, pas de l’imam du coin ! C’est bien de rappeler que l’école est un espace laïque, où toutes les croyances sont respectées, mais où aucune ne doit s’imposer aux autres.
Le comble du comble, c’est que ces mêmes programmes, élaborés avec soin par des experts (on l’espère), sont parfois remaniés, dilués, voire évités, au gré des pressions communautaires. Mais de quel droit, vous demanderez-vous, des parents, sous prétexte qu’ils appartiennent à une religion ou une autre, se permettent-ils de dicter ce que les enseignants doivent ou ne doivent pas enseigner ? Si on commence à céder sur ce terrain, où cela s’arrêtera-t-il ? Demain, exigeront-ils que l’on n’enseigne plus Voltaire parce qu’il a osé critiquer le fanatisme religieux ? Que fera-t-on de Darwin, déjà relégué au placard par certains ?
Le cours de la guerre : L’Enseignement au front
Cette situation pourrait prêter à sourire si elle n’était pas aussi sérieuse. Nous nous trouvons en pleine guerre culturelle, une bataille pour l’âme de notre société, et le front principal de ce combat, c’est l’éducation. L’école est censée être un lieu de transmission du savoir, de la pensée critique, et des valeurs républicaines. Laisser des pressions extérieures interférer avec cette mission, c’est accepter la défaite avant même d’avoir combattu.
Il est plus que temps de remettre les pendules à l’heure. Les enseignants doivent retrouver la liberté d’enseigner, dans le respect des programmes officiels, sans crainte des répercussions. L’Éducation Nationale doit affirmer son autorité et rappeler que l’école n’est pas un marché où chacun peut venir imposer ses préférences. Et surtout, il faut défendre avec acharnement la laïcité, ce principe fondateur de notre République, qui garantit à chaque enfant, quelles que soient ses origines, une éducation libre de toute influence religieuse.
Réveillons-nous avant qu’il ne soit trop tard !
Si nous ne réagissons pas, si nous continuons à céder à ces pressions, alors oui, notre civilisation risque de se déliter, de se fragmenter, de perdre ce qui fait sa force : l’universalité de son enseignement, le fait qu’il soit le même pour tous, de Brest à Strasbourg, de Lille à Marseille. Et ce n’est pas en ajoutant des petites touches de multiculturalisme mal digéré qu’on sauvera l’école de la République.
Nous devons nous réveiller, et vite. Reprendre en main notre éducation, refuser que l’école devienne un terrain de lutte où chaque groupe impose ses vues au détriment de l’intérêt général. Il en va de l’avenir de nos enfants, mais aussi de celui de notre société. Parce qu’à la fin, ce sont eux qui hériteront de ce que nous aurons fait ou… de ce que nous n’aurons pas eu le courage de faire.
Et comme le dirait Voltaire, que nous avons encore le droit de citer en cours de français (pour combien de temps encore ?), « Il est dangereux d’avoir raison dans des choses où des hommes accrédités ont tort. » Restons vigilants, et surtout, restons libres de penser, d’enseigner et de transmettre.