Une noble Cause
La justice fiscale, cette noble cause qui revient comme une ritournelle chaque fois qu’un Premier ministre se sent l’âme d’un héros social. Ce concept si délicat qu’il pourrait presque être inscrit dans un conte de La Fontaine. Et parlant de fables, qui d’autre mieux que La Cigale et la Fourmi pour illustrer la situation actuelle ? Mais attention, dans cette version moderne, la cigale chante, reçoit des aides, des subventions, et la fourmi… ah la fourmi, elle bosse dur, se fait taxer et finit par payer la note. Bienvenue dans le monde de la justice fiscale à la sauce contemporaine !
La gauche et l’impôt : une vieille histoire d’amour
Depuis belle lurette, la gauche a transformé la fiscalité en arme de la lutte des classes. On pourrait presque imaginer un slogan : « Prenez aux fourmis pour nourrir les cigales ». La fiscalité n’est plus un simple outil de financement des services publics, non, elle est devenue l’étendard du combat social, du « c’est à celui qui peut payer de donner »… et tant pis si la cigale a profité tout l’été, elle aura toujours un soutien de l’État quand l’hiver sera venu.
Le résultat ? On en est à un point où 60 % des Français ne payent pas d’impôts. C’est assez cocasse quand on y pense : plus de la moitié du pays a trouvé refuge sous le parasol de la non-imposition, pendant que l’autre moitié trime, cotise, et voit ses revenus s’évaporer sous une avalanche de taxes. Et attention, je ne parle même pas des subventions et des aides de tous ordres qui, avec près d’un tiers du budget de l’État, finissent dans les poches des cigales du système.
Le « syndrome de la Cigale et la Fourmi »
Voici donc le syndrome de la Cigale et la Fourmi en pleine action : ceux qui travaillent, épargnent et se tuent à la tâche, ces braves fourmis, se retrouvent à financer ceux qui ont fait le choix (conscient ou non) de ne pas s’impliquer dans ce grand bal du labeur quotidien. Et on leur dit que c’est de la justice fiscale. Mais à bien y réfléchir, est-ce vraiment juste de faire reposer une grande partie des charges publiques sur les épaules de ceux qui produisent ?
Et c’est là qu’on peut se demander : si tout le monde profitait de ce système… qui le financerait ?
L’impôt linéaire : et si on osait l’équité ?
Face à cette situation, ne serait-il pas temps de poser la question taboue : et si on adoptait un impôt linéaire, un impôt où tout le monde paye le même taux, que l’on soit cigale ou fourmi ? Finis les niches fiscales, les exemptions, les barèmes progressifs qui font mal aux portefeuilles des classes moyennes et riches. Tout le monde contribuerait, selon ses moyens, mais au même taux fixe. Pas de jaloux, juste une équité simple : tout le monde dans le même panier fiscal.
Un impôt linéaire, c’est la promesse d’une fiscalité transparente et compréhensible. Plus besoin d’un doctorat en droit fiscal pour comprendre combien on va payer l’année prochaine. On gagne ? On paye. Et si on ne gagne rien, eh bien on profite des services publics sans pour autant pénaliser ceux qui créent de la richesse. Une fourmi heureuse est une fourmi productive.
Où est la justice fiscale ?
La vraie question à poser est la suivante : où est la justice fiscale lorsque plus de la moitié des citoyens ne contribue pas à l’impôt ? Bien sûr, on nous dit que les aides sociales, les allocations et les subventions sont des moyens de rétablir une égalité des chances. Mais à quel prix ? Si l’on continue à faire peser la charge fiscale sur un petit groupe, ne finira-t-on pas par décourager les fourmis de continuer à bosser aussi dur ? Après tout, qui veut être la seule fourmi qui se fait tondre pendant que les cigales dansent ?
Alors, si la justice fiscale doit être synonyme d’équité, peut-être qu’un impôt linéaire, où chacun contribue selon ses moyens, mais au même taux, est une solution à envisager. Cela mettrait fin à la lutte des classes fiscale et rétablirait un certain équilibre entre ceux qui travaillent, épargnent et investissent, et ceux qui bénéficient du système sans y contribuer directement.
Que les cigales chantent, mais que tout le monde participe !
La fable de La Fontaine avait un enseignement simple : la cigale, qui n’avait rien préparé pour l’hiver, se retrouva fort dépourvue. Mais dans notre version moderne, la cigale n’a pas à s’inquiéter, car l’État, avec ses impôts et subventions, s’assure qu’elle ne manque de rien. Et pendant ce temps, les fourmis continuent à travailler et à payer.
Alors, justice fiscale ? Peut-être. Mais seulement le jour où tout le monde contribuera de manière équitable, sans que certains chantent pendant que d’autres triment. Quant à l’impôt linéaire, ce n’est peut-être pas encore demain qu’il sera sur la table des réformes. Mais il est toujours bon de rêver un peu, non ?