D’après les projections de l’Agence internationale de l’énergie., le nombre de véhicules électriques passera de près de 30 millions en 2022 à 240 millions en 2030.

Dans 12 ans, si le calendrier est tenu, les voitures thermiques seront interdites à la vente dans l’Union européenne. D’ici là, les véhicules électriques doivent massivement prendre le relais. Mais cette décision aura-t-elle vraiment un impact positif sur l’environnement ? Cette marche forcée ne risque-t-elle pas d’avoir des effets pervers ? C’est la crainte de Laurent Castaignède, ingénieur spécialisé dans la décarbonation des transports. Entretien.

En octobre 2022, à la veille de la COP27, l’Europe envoyait un signal puissant en faveur de l’environnement. Les députés et les États membres venaient de s’entendre pour interdire la vente des voitures thermiques en 2035. Un an plus tard, alors que la COP28 sur le climat s’ouvrira ce jeudi 30 novembre aux Émirats arabes unis, la voiture électrique reste un pilier de la stratégie de l’Union européenne vers la neutralité carbone, comme le rappelle le site Reporterre. La Chine et les États-Unis sont sur la même longueur d’onde. Résultat, le nombre de véhicules électriques dans le monde pourrait passer de près de 30 millions d’unités en 2022 à 250 millions à l’horizon 2030, selon l’Agence internationale de l’énergie. Et doubler d’ici 2050.